Mercredi 2 février 2005
Bon, résumons
Si j'en crois les media, la vox populi, les "assoces" anti-racistes et les blogs bien-pensants, qu'ils soient de droite, de gauche d'extrême-centre ou islamiques, je suis un grand vilain.
Etre né en Corse fait de moi une espèce de concentré de tout ce qu'un humain peut receler en termes de défauts, de tares, de vilenies et de saloperies sans nom.
D'après Mister Sopo, je fais même partie d'un peuple qui n'existe pas. Il doit avoir raison, après tout: c'est lui le spécialiste de la chose, non?
Dressons la liste actuelle des adjectifs qu'on assimile à la personnalité corse: paresseux, violent, sauvage, malade, crétin, consanguin, illettré, pas vraiment fûté, coûteux pour la collectivité, dépourvu d'humour, susceptible, vindicatif, fraudeur, mafieux, lâche, terroriste, escroc, "mauvais Français", fourbe et depuis en gros une année, raciste.
Manque plus que la pédophilie pour que le portrait de la raclure intégrale soit complet.
Alors que faire? Opposer des arguments à ce déferlement de connerie agressive?
Envoyer bouler avec perte et fracas ceux qui entonnent leur refrain pourri dans les journaux "comme y faut" en leur conseillant de se garder la plume bien au chaud, parce que l'hiver est rude?
Oser prétendre que le tableau est tellement chargé qu'il ressemble à une flaque de vomi sur un parterre rococo? Qu'attribuer les mêmes tares à toute un groupe humain, le condamner collectivement, c'est une manifestation sinon de racisme, du moins d'un manque assez criant de réflexion? Que le concept d'une population de 260 000 personnes qui pense et réagit à l'unisson ne ferait même pas frétiller un auteur de romans d'anticipation à 30 centimes d'euro?
Peut-être un peu de tout ça, finalement
Je vais essayer ici, tiens.
Si j'en crois les media, la vox populi, les "assoces" anti-racistes et les blogs bien-pensants, qu'ils soient de droite, de gauche d'extrême-centre ou islamiques, je suis un grand vilain.
Etre né en Corse fait de moi une espèce de concentré de tout ce qu'un humain peut receler en termes de défauts, de tares, de vilenies et de saloperies sans nom.
D'après Mister Sopo, je fais même partie d'un peuple qui n'existe pas. Il doit avoir raison, après tout: c'est lui le spécialiste de la chose, non?
Dressons la liste actuelle des adjectifs qu'on assimile à la personnalité corse: paresseux, violent, sauvage, malade, crétin, consanguin, illettré, pas vraiment fûté, coûteux pour la collectivité, dépourvu d'humour, susceptible, vindicatif, fraudeur, mafieux, lâche, terroriste, escroc, "mauvais Français", fourbe et depuis en gros une année, raciste.
Manque plus que la pédophilie pour que le portrait de la raclure intégrale soit complet.
Alors que faire? Opposer des arguments à ce déferlement de connerie agressive?
Envoyer bouler avec perte et fracas ceux qui entonnent leur refrain pourri dans les journaux "comme y faut" en leur conseillant de se garder la plume bien au chaud, parce que l'hiver est rude?
Oser prétendre que le tableau est tellement chargé qu'il ressemble à une flaque de vomi sur un parterre rococo? Qu'attribuer les mêmes tares à toute un groupe humain, le condamner collectivement, c'est une manifestation sinon de racisme, du moins d'un manque assez criant de réflexion? Que le concept d'une population de 260 000 personnes qui pense et réagit à l'unisson ne ferait même pas frétiller un auteur de romans d'anticipation à 30 centimes d'euro?
Peut-être un peu de tout ça, finalement
Je vais essayer ici, tiens.