Le saviez-vous ?

Visiblement, on a droit tous les six mois à une actualité qui met la Corse au premier rang des choses à honnir si on veut s'afficher au rang des républicains bien-pensants zet informés.
Septembre 2004 a vu MM. Devedjian et Israël beugler de concert contre un accord "fasciste" et "ethnique" sans que visiblement -du moins l'espère-t-on- ils aient pris la peine de lire ledit accord.
Mars 2005, EDF disjoncte, et voilà la France du net qui tempête contre les Corses qui sont bien punis.
Et voilà septembre-octobre 2005, avec son cortège de stupidités étalées urbi et orbi sur le STC, accusé d'avoir torpillé la boîte en accord avec la population de l'île.
Quel plaisir de voir que tous ces gens des media et de la France abyssale nous aiment à ce point!

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Mardi 11 octobre 2005
SNCM: deux tentatives de s'emparer du Liamone, selon son capitaine

MARSEILLE, 11 oct 2005 (AFP) -

Le navire à grande vitesse (NGV) Liamone de la SNCM a failli être investi à deux reprises par des marins grévistes et depuis, erre de port en port ou au large des côtes méditerranéennes pour éviter d'être pris, selon son capitaine Philippe Le Leuxhe qui a raconté son périple mardi à l'AFP.
La première tentative a eu lieu le 27 septembre à Nice, jour où des marins du Syndicat des travailleurs corses (STC, nationalistes) venaient de s'emparer à Marseille du Pascal Paoli, a expliqué le capitaine, joint par téléphone alors que le Liamone se trouvait quelque part au large de Villefranche-sur-mer (Alpes-maritimes).
Alors à quai à Nice, Le Liamone a pris la mer quand il a appris qu'il risquait à son tour d'être pris d'assaut par des marins "venus de Marseille".
La seconde tentative, selon le capitaine, s'est déroulée le 30 septembre à Toulon. L'équipage a vu arriver sur le port "trente à quarante personnes avec des têtes de délinquants" dans des voitures immatriculées Bouches-du-Rhône. Le navire a alors une nouvelle fois pris la mer.
"Depuis on change tous les soirs d'endroit de mouillage", a dit le capitaine Le Leuxhe, précisant qu'il serait mardi soir sur la côte italienne.

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On n'a pas fini de rire avec la SNCM !
Voilà donc 14 jours pleins qu'un NGV joue Exodus pour fuir 30 à 40 pékins "avec des têtes de délinquants". Et dire qu'on a envoyé le GIGN au bout de quelques heures… y a plus personne pour garder un navire à Terre?
par Miccanomi publié dans : equalesimu
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Samedi 8 octobre 2005
L'unité sacrée des bas du bulbe est réalisée.
La notion de culpabilité collective, le mélange boueux qui leur tient lieu de "raisonnement" et les termes qu'ils emploient sont autant d'enchantements pour l'esprit jetez plutôt un œil  ici, ici, et ici.
C'est pas merveilleux, ça? D'aussi belles paroles venant de deux personnes officiellement instruites et d'un diplômé d'HEC (Hautes études de comptoir) prouvent s'il en était besoin que la bêtise présente un front (bas) uni.

PS. J'aime beaucoup les réactions outragées de certains internautes après un torrent d'injures émanant de quelques gens s'estimant à juste titre attaqués. Comme si en se permettant d'insulter publiquement les gens on devrait récolter en retour congratulations et déclarations d'amitié éternelle.

par Miccanomi publié dans : equalesimu
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Jeudi 6 octobre 2005
Le Journal de la Corse du 16 septembre mentionnait bien equalisimu dans la liste des quelques blogs qu'il citait.
Le début de la gloire internationale, sans doute, qui va me pousser à revoir à la hausse mon ambitieux programme de 25 lecteurs hebdomadaires…
par Miccanomi publié dans : equalesimu
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Mercredi 5 octobre 2005
M. Raoult, après avoir tempêté à la mode franchouillarde contre le STC, risque fort de trouver l'addition un poil salée. Il fait l'objet d'une plainte pour diffamation déposée par le syndicat. Ce brave homme s'est tout simplement permis de comparer le STC aux ligues factieuses des années 30, et d'en appeler à la loi de 1936 pour demander l'interdiction du syndicat.
Apparemment, Me Mariaggi qui défend les intérêts du STC, se frotte les mains par avance: le dossier est en béton. A suivre, on n'a pas tous les jours l'occasion de rire aux dépens d'un politique qui en appelle à la loi pour se faire coincer par la justice.
par Miccanomi publié dans : equalesimu
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Mercredi 5 octobre 2005
Les réactions au conflit SNCM et à ses soubresauts sont quasi-unanimes sur la toile: c'est la faute du STC, et sans pousser trop fort, la culpabilité en revient aux Corses -je devrais dire ces "abrutis de Corses lâches et cagoulés" pour respecter la mode en vigueur.
Peu importe que la grève ait été lancée par la CGT, peu importe que le STC soit né bien après la SNCM et les innombrables conflits dûs à la même CGT, peu importe que le STC ne soit que l'expression d'une minorité de syndicalistes, peu importe que la CGT, encore elle, soit installée dans un fromage qu'elle dévore à pleine dents, peu importe que les directions successives aient "géré" la compagnie dans le double objectif de servir la politique du pouvoir et de contenter la CGT -eh oui, encore, peu importe également que ladite compagnie n'existe que pour la Corse, le fait est là: les Corses doivent expier cette faute impardonnable, puisqu'ils sont coupables.
On savait déjà que l'information avait laissé sa place à l'émotion, voilà donc une nouvelle glissade, ou une confirmation pour ceux qui en avaient besoin: en 2005, un pays occidental peut se manipuler grâce aux recettes basiques de propagande.
par Miccanomi publié dans : equalesimu
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Mercredi 5 octobre 2005
A ce que j'ai cru comprendre, il paraît que le Journal de la Corse  http://www.jdcorse.com cite le présent blog dans un de ses derniers numéros. Une enquête est en cours. Je vous tiendrai informés des résultats.
par Miccanomi publié dans : equalesimu
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Mardi 8 février 2005
Nos amis de l'entreprise nationalisée nous pourrissent la vie depuis 26 ans.
A grands coups de fumées infectes, ils polluent Aiacciu et Bastia avec leurs deux centrales de Lucciana et du Vazziu. Grâce à une dérogation unique sur le territoire, ils nous empoisonnent allègrement en utilisant les fuels les pluys lourds.
Mais cela ne leur suffit pas: jamais ils n'ont émis le moindre avertissement aux populations, alors que les taux sont parfois deux fois supérieurs à la cote d'alerte. «Le niveau exigeant information du public – 200 mg d'oxyde d'azote par m3 – est dépassé de façon quasi journalière et celui de 400 mg/m3, niveau d'alerte, très régulièrement», affirme dans un rapport officiel de la Direction de la solidarité et de la santé l'ingénieur Jean-Claude Maury. On a même mesuré des valeurs allant jusqu'à 873 mg/m3 le 13 mars 2004 !«Ce sont des polluants très dangereux. Le NO2 pénètre dans les plus fines ramifications. Dès 200 mg/m3, il peut entraîner une altération de la fonction respiratoire», souligne l'association U Levante, selon laquelle «ces émanations ont provoqué plusieurs décès». Ce pavé dans la mare suscite l'irritation à la direction d'EDF. La centrale du Vazzio, située aux portes d'Ajaccio, est la plus importante de l'île et, sur ses 7 moteurs Diesel au fuel toujours en service, un seulement est équipé d'un filtre censé limiter les rejets. Trois autres systèmes antipollution devraient être installés d'ici à fin 2006, mais l'addition est lourde : 5,5 millions d'euros.
On peut donc en déduire qu'EDF qui renâcle à investir, estime la vie de chacune des 70 000 personnes touchées par leur saloperie à moins de 78,57 euros.
par Orsantò Miccanomi publié dans : equalesimu
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Mardi 8 février 2005
Il revient, le temps trois fois maudit de la formalité sentimentale.
Le revoilà, ce moment de l'année où chacun se doit de dégouliner de mièvrerie et de se fendre de multiples attentions et cadeaux -les plus coûteux possibles- dans l'unique but de ne pas passer pour le dernier des pignoufs aux yeux de la seule communauté officiellement digne d'intérêt: les consommateurs bien-pensants.
Sites web, emails, affiches, papiers "de société", catalogues, boîtes aux lettres, ils sont partout, les immondes cœurs rosâtres censés symboliser cette valeur universelle -et marchande: le Grrrand Hammmûûrr.
Lequel, dûment calibré, doit correspondre à tout un tas de critères définis jour après jour par la presse féminine, les psy de la radio et les Harlequinades télévisuelles et hollywoodiennes.
Peu importe que cette obligation comportementale et financière présente plus de points communs avec la prostitution qu'avec les sentiments: honni soit celui qui ne s'emplâtre pas d'une bonne centaine d'euros au moins pour couvrir sa dulcinée de fleurs, dîners aux chandelles et autres bijoux aurifiés.
Comme si la dulcinée en question n'était pas déjà un poil au courant que vous l'appréciez autrement que comme élément décoratif de votre biotope.
Comme si la déclaration d'amour obligatoire était astreinte au même cycle temporel que la déclaration de revenus, obligatoire elle aussi.
Vous me direz que certains profitent de l'occasion pour déclarer leur flamme.
C'est ma foi vrai. Et je plains sincèrement ces pauvres hères.
Sans doute font-ils partie de ceux qui font où on leur dit de faire, qui sont où on les pose…et qu'ils n'ont pas songé un instant -mais en ont-ils les capacités?- qu'ils n'ont pas songé, donc, à l'absurdité évidente qu'il y a à parler de quelque chose d'a priori exceptionnel et de profondément intime le jour même où tout ce que la planète occidentalisée compte de pègreleux transis sur ordre se vautre dans la même partouze hyperglycémique.

Comme le disait le regretté Al Capone: "San Valentino? Ma dove sarà il mio revorbaro?"

par Orsantò Miccanomi publié dans : equalesimu
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Vendredi 4 février 2005
Il y a déjà un bon petit moment qu'un certain nombre de gens se proclame républicain.
Attention, je n'évoque pas là les sans-culotte de 89, ni les partisans du départ de Louis Philippe et Charles X, ou les opposants à Napoléon I et III. Eux engageaient leur liberté et leur vie pour un idéal, m'a-t-on appris à l'école.
Non, je parle de journalistes, échotiers ou webmaestri divers. Je parle de présidents d'associations laïques. Et bien évidemment je parle aussi de braves gens en costume Armani qui se disputent l'honneur douteux de briguer les suffrages français.
A ce que je sache, l'ennemi ne gronde pas à nos portes, les Orléans n'ont pas monté un putsch en joint-venture avec les paras de Pau ou Calvi et le prince Napoléon lui-même éprouve quelques difficultés à imposer ses vues au conseil municipal d'Aiacciu.
Alors, mes petits canards, que signifie cette brûlante passion pour la RRRépublique? Serait-ce, par le plus grand des hasards, une manière commode de plastronner et d'afficher comme un étendard -sanglant, j'allais oublier- une position que personne aujourd'hui ne songe à contester?
Autre "détail" étonnant, pour tous ceux qui se réclament de cette fameuse république, le fait qu'elle soit française va de soi.
Sans doute une preuve de modestie: il est bien connu que c'est la France qui a inventé le concept et qui est actuellement le seul exemple connu de ce régime.
Quoique…
Les ayatollahs de la Marianne en plâtre prennent bien soin d'ajouter qu'ils sont démocrates. Cela voudrait-il dire que la république pourrait -toujours par le plus grand des hasards- afficher des tendances marquées au non-respect de l'Homme?
Un peu comme dans les républiques démocratiques?
Je sais, je suppute, mais qui a commencé ?
par Orsantò Miccanomi publié dans : equalesimu
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Mercredi 2 février 2005
Bon, résumons…
Si j'en crois les media, la vox populi, les "assoces" anti-racistes et les blogs bien-pensants, qu'ils soient de droite, de gauche d'extrême-centre ou islamiques, je suis un grand vilain.
Etre né en Corse fait de moi une espèce de concentré de tout ce qu'un humain peut receler en termes de défauts, de tares, de vilenies et de saloperies sans nom.
D'après Mister Sopo, je fais même partie d'un peuple qui n'existe pas. Il doit avoir raison, après tout: c'est lui le spécialiste de la chose, non?
Dressons la liste actuelle des adjectifs qu'on assimile à la personnalité corse: paresseux, violent, sauvage, malade, crétin, consanguin, illettré, pas vraiment fûté, coûteux pour la collectivité, dépourvu d'humour, susceptible, vindicatif, fraudeur, mafieux, lâche, terroriste, escroc, "mauvais Français", fourbe et depuis en gros une année, raciste.
Manque plus que la pédophilie pour que le portrait de la raclure intégrale soit complet.
Alors que faire? Opposer des arguments à ce déferlement de connerie agressive?
Envoyer bouler avec perte et fracas ceux qui entonnent leur refrain pourri dans les journaux "comme y faut" en leur conseillant de se garder la plume bien au chaud, parce que l'hiver est rude?
Oser prétendre que le tableau est tellement chargé qu'il ressemble à une flaque de vomi sur un parterre rococo? Qu'attribuer les mêmes tares à toute un groupe humain, le condamner collectivement, c'est une manifestation sinon de racisme, du moins d'un manque assez criant de réflexion? Que le concept d'une population de 260 000 personnes qui pense et réagit à l'unisson ne ferait même pas frétiller un auteur de romans d'anticipation à 30 centimes d'euro?
Peut-être un peu de tout ça, finalement…
Je vais essayer ici, tiens.
par Orsantò Miccanomi publié dans : equalesimu
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Humeur

Corse, nouvel Eldorado du cinéma ! Voici la liste provisoire des futures productions dont le tournage sera réalisé sur l'île:
"Mi cag'adossu in Manaùs"
"Ti veng'u frusciu in InduKush"
"T'aghj'a minà in Ramallah"
"Cazzutata nant'a Eilat"

et le dernier, une œuvre tirée des écrits de Saietta :
"Mi batti seghe in Winnipeg"

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