Source AFP
On peut se demander ce que la SNCM a fait d'une telle somme.
A-t-elle assuré le service public ?
A-t-elle fait bénéficier ses clients d'avantages particuliers ?
A-t-elle assaini ses finances ?
A-t-elle montré une quelconque compétitivité commerciale ?
Toutes questions auxquelles on peut sans hésiter répondre par la négative:
Le "service public" est au tarif du luxe comparé à la concurrence privée, les pertes s'élèvent à 30 millions d'euros (soit 100 tout rond sans les subventions de la CTC), et les cochons de payants sont considérés au mieux comme des pompes à fric et le plus ouvent comme des gêneurs
En revanche, s'il s'agissait de persister dans une gestion calamiteuse, dans une politique commerciale digne des pires jours du monopole d'état, dans un gaspillage éhonté, dans une vision d'entreprise totalement déconnectée des réalités, dans la distribution à peine camouflée de larges subsides à la CGT,
là on peut dire que l'argent dévolu à la continuité territoriale a bien été employé.
Mais est-ce vraiment ce à quoi il était destiné ?
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