Il écrit dans le journal, et pas n'importe quoi, ni n'importe où: il est critique cinéma à Télérama, excusez du peu.
C'est dire qu'il est au fait de toutes les finesses sociologiques insulaires, et qu'il se montre courageux, intègre et soucieux de ne pas se montrer aussi beauf qu'un Dupont-Lajoie de comptoir.
Et pourtant, à propos du dernier film d'Orso Miret, Pierre Murat lâche cette giclée de bouse liquide:
"Tout le pousse à se taire : sa lâcheté, d'abord, et surtout cette loi du silence que les Corses ont érigée en dogme."
C'est pas beau, ça? Ce "dogme", c'est pas une indication supplémentaire qu'une peuplade méditerranéenne héberge dans ses gènes le sectarisme, en plus de toutes les tares ancestrales et à la mode ?
Dis-moi, Pierre, toi qui uvres à Télérama, nourris-tu d'inavouables nostalgies pour "Je suis partout" ?
A part reproduire des clichés purulents dignes de Rivarol ou Minute, tu t'es déjà vraiment renseigné sur la Corse? Hormis les petites abjections chères aux plus obtus de tes confrères et surs que tu régurgites sur le ton de la conversation mondaine, que sais-tu de ceux que tu englobes dans une opprobre globale?
Ça ne te défrise pas, toi dont on peut légitimement supposer que tu te ne situes pas pas à l'extrême-droite ou parmi les plus racistes des Français, ça ne te défrise pas, disais-je, d'imaginer la gueule de ton papier avec le mot "Juifs" ou "Noirs" à la place du mot "Corses"?
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