Le saviez-vous ?

Visiblement, on a droit tous les six mois à une actualité qui met la Corse au premier rang des choses à honnir si on veut s'afficher au rang des républicains bien-pensants zet informés.
Septembre 2004 a vu MM. Devedjian et Israël beugler de concert contre un accord "fasciste" et "ethnique" sans que visiblement -du moins l'espère-t-on- ils aient pris la peine de lire ledit accord.
Mars 2005, EDF disjoncte, et voilà la France du net qui tempête contre les Corses qui sont bien punis.
Et voilà septembre-octobre 2005, avec son cortège de stupidités étalées urbi et orbi sur le STC, accusé d'avoir torpillé la boîte en accord avec la population de l'île.
Quel plaisir de voir que tous ces gens des media et de la France abyssale nous aiment à ce point!

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Lundi 7 mars 2005
Villepin après bien d'autres, a émis sa sentence définitive à propos de la nécessité de ramener l'insécurité en Corse au niveau du continent. Outre que ce serait plutôt un sujet d'inquiétude pour nous, on peut se demander pourquoi tous les jolis costumes-cravates qui occupent d'autres ministères ne font pas le même genre de déclaration.
Par exemple: "il est nécessaire de porter le niveau de service public en Corse au même niveau que celui du continent", ou "il est inadmissible que les pollueurs en Corse ne soient pas mis au pas de la même manière qu'ailleurs", ou "je m'emploierais à assurer aux entreprises corses la même qualité de courant électrique que celle assurée aux entreprises continentales", ou bien encore "il est indispensable, et c'est mon combat, que les familles insulaires soient approvisionnées avec le même gaz que les familles cointinentales", ou bien "je m'engage à assurer la même qualité de transport en Corse qu'en France continentale"…
Quant à Milou A Zucca, on attend toujours qu'il se montre aussi attaché à faire respecter la loi et la réglementation française face à EDF et d'autres qu'il est virulent envers "les" nationalistes.

il ne se passe pas de semaine sans que quelque pauvre monoculé issu de l'ENA ou d'un état-major politique ne nous serine son couplet sur l'obligation pour les Corses à se plier aux fameuses "valeurs républicaines".
Reste à se demander laquelle de ces valeurs implique que les insulaires soient traités dans cette affaire comme des citoyens de troisième ordre.
par Orsantò Miccanomi publié dans : C'est si bon d'être aimé
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Lundi 21 février 2005
Au hasard de l'autoradio j'ai saisi au vol ce matin une déclaration "impartiale" de M. Quentin Dickinson, fort respectable correspondant de Radio France à Bruxelles.
En substance, M. Dickinson déclarait "les Européens ont l'habitude des formules incantatoires de l'équipe au pouvoir aux USA. Il leur opposent la patience et le bon sens".
Evidemment-bien-sûr-comment-pouvions-nous-en-douter-cela-va-de-soi : "les" Européens sont patients et pleins de bons sens.
Ça c'est du journalisme respectueux de la déontologie et des règles du métier, non? Et ce brave M. Dickinson nous rejoue M. Jourdain… à la différence près que lui fait de la propagande sans le savoir. Enfin, on espère.
Parce qu'une radio d'état qui se permettrait ce genre de choses lors de la visite d'un chef d'état étranger et avant une échéance électorale européenne, on ne veut pas croire que ça puisse exister.

par Orsantò Miccanomi publié dans : Le monde merveilleux de la presse
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Vendredi 18 février 2005
Ce texte-là, un monument de macagna, est l'œuvre de Saietta.
Je ne résiste pas à l'envie de vous le faire partager

J'aime les continentaux
…D'abord, parce que ce sont de grands enfants naïfs, auxquels j'envie cette vision si merveilleusement simpliste du monde qui consiste à coller des  étiquettes aux gens, cette formidable foi du charbonnier suivant laquelle, selon que l'on est né au sud ou au nord de la Loire, on est plus ou moins civilisé, plus ou moins honnête, plus ou moins raciste, plus ou moins chatouilleux sur l'honneur, plus ou moins attaché à ses racines, plus ou
moins respectueux des lois et de la vie d'autrui.
Je les aime aussi pour leur grande sapience, leur connaissance infaillible des autres et leur généreuse propension à diffuser ce savoir précieux. Si je n'avais jamais été à leur contact, sans doute ne serais-je qu'un être brut, fruste, qui s'ignore, une sorte de roseau qui ne pense pas. Par bonheur, à leur contact, j'ai appris qui et comment j'étais, ce que je faisais, pensais et voulais, sans en avoir conscience. J'ai appris que j'avais des vaches virtuelles qui me rapportaient beaucoup d'argent, que je ne payais jamais d'impôts, que je vivais perpétuellement en vacances… Moi qui croyais parler en toute liberté, j'ai appris que j'étais esclave de la loi du silence.
Je les aime, bien sûr, pour leur patience et leur persévérance, tant de fois démontrées s'agissant de faire entrer dans ma tête obtuse que j'étais bien ainsi qu'ils le disaient et non comme je croyais savoir être.
Je les aime aussi, pour la grande richesse de leur langue qu'ils manient tous avec tant d'aisance et de brio. Chez moi, le langage est pauvre, basique : il y a la violence, la corruption, le racisme. Nous sommes si pauvres de fait, qu'ils nous ont offert de bon cœur un mot sicilien pour désigner enfin notre incurable et déplorable penchant à observer un silence au pire coupable au mieux complice.
Car chez eux, cela n'existe pas. Eux vivent dans un monde riche en nuances où il est question de "malaise des banlieues", de "délinquance en col blanc" de "crise des valeurs" de "perte
des repères", de "difficultés de cohabitation", "dysfonctionnements du système judiciaire", "de légitime réticence à témoigner au vu de l'incurie des policiers et magistrats". J'admire et j'envie (car il est dans ma nature d'envier) cette aptitude à gratifier de grands et beaux mots de tout petits maux bénins. C'est pour moi une preuve supplémentaire de leur grand sens de l'équité.
Je les aime, encore, pour leur immense mansuétude : bien que moi et les miens formions un conglomérat informe mais au demeurant très compact régi par la peur, la violence, le mensonge, bien que nous ne fassions que des témoins très peu crédibles au 20h de France 2, ils ont la douce faiblesse de nous aimer… quand même.
Certes, ils sont nombreux. Et je n'en connais que peu, en fait. Mais ne pouvant les connaître tous, je m'en tiens à ce que je vois et lis d'eux. Je sais qu'ils me comprendront. Ils comprennent tout, eux…
: )))



par Orsantò Miccanomi publié dans : Dispetti
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Mardi 8 février 2005
Entendu cette citation de James Grippando :
"On n'est pas arrivé en haut de la chaîne alimentaire pour bouffer du tofu"
Adopté à l'unanimité plus ma voix comme slogan du mois
par Orsantò Miccanomi publié dans : En vrac
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Mardi 8 février 2005
Nos amis de l'entreprise nationalisée nous pourrissent la vie depuis 26 ans.
A grands coups de fumées infectes, ils polluent Aiacciu et Bastia avec leurs deux centrales de Lucciana et du Vazziu. Grâce à une dérogation unique sur le territoire, ils nous empoisonnent allègrement en utilisant les fuels les pluys lourds.
Mais cela ne leur suffit pas: jamais ils n'ont émis le moindre avertissement aux populations, alors que les taux sont parfois deux fois supérieurs à la cote d'alerte. «Le niveau exigeant information du public – 200 mg d'oxyde d'azote par m3 – est dépassé de façon quasi journalière et celui de 400 mg/m3, niveau d'alerte, très régulièrement», affirme dans un rapport officiel de la Direction de la solidarité et de la santé l'ingénieur Jean-Claude Maury. On a même mesuré des valeurs allant jusqu'à 873 mg/m3 le 13 mars 2004 !«Ce sont des polluants très dangereux. Le NO2 pénètre dans les plus fines ramifications. Dès 200 mg/m3, il peut entraîner une altération de la fonction respiratoire», souligne l'association U Levante, selon laquelle «ces émanations ont provoqué plusieurs décès». Ce pavé dans la mare suscite l'irritation à la direction d'EDF. La centrale du Vazzio, située aux portes d'Ajaccio, est la plus importante de l'île et, sur ses 7 moteurs Diesel au fuel toujours en service, un seulement est équipé d'un filtre censé limiter les rejets. Trois autres systèmes antipollution devraient être installés d'ici à fin 2006, mais l'addition est lourde : 5,5 millions d'euros.
On peut donc en déduire qu'EDF qui renâcle à investir, estime la vie de chacune des 70 000 personnes touchées par leur saloperie à moins de 78,57 euros.
par Orsantò Miccanomi publié dans : equalesimu
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Mardi 8 février 2005
Il revient, le temps trois fois maudit de la formalité sentimentale.
Le revoilà, ce moment de l'année où chacun se doit de dégouliner de mièvrerie et de se fendre de multiples attentions et cadeaux -les plus coûteux possibles- dans l'unique but de ne pas passer pour le dernier des pignoufs aux yeux de la seule communauté officiellement digne d'intérêt: les consommateurs bien-pensants.
Sites web, emails, affiches, papiers "de société", catalogues, boîtes aux lettres, ils sont partout, les immondes cœurs rosâtres censés symboliser cette valeur universelle -et marchande: le Grrrand Hammmûûrr.
Lequel, dûment calibré, doit correspondre à tout un tas de critères définis jour après jour par la presse féminine, les psy de la radio et les Harlequinades télévisuelles et hollywoodiennes.
Peu importe que cette obligation comportementale et financière présente plus de points communs avec la prostitution qu'avec les sentiments: honni soit celui qui ne s'emplâtre pas d'une bonne centaine d'euros au moins pour couvrir sa dulcinée de fleurs, dîners aux chandelles et autres bijoux aurifiés.
Comme si la dulcinée en question n'était pas déjà un poil au courant que vous l'appréciez autrement que comme élément décoratif de votre biotope.
Comme si la déclaration d'amour obligatoire était astreinte au même cycle temporel que la déclaration de revenus, obligatoire elle aussi.
Vous me direz que certains profitent de l'occasion pour déclarer leur flamme.
C'est ma foi vrai. Et je plains sincèrement ces pauvres hères.
Sans doute font-ils partie de ceux qui font où on leur dit de faire, qui sont où on les pose…et qu'ils n'ont pas songé un instant -mais en ont-ils les capacités?- qu'ils n'ont pas songé, donc, à l'absurdité évidente qu'il y a à parler de quelque chose d'a priori exceptionnel et de profondément intime le jour même où tout ce que la planète occidentalisée compte de pègreleux transis sur ordre se vautre dans la même partouze hyperglycémique.

Comme le disait le regretté Al Capone: "San Valentino? Ma dove sarà il mio revorbaro?"

par Orsantò Miccanomi publié dans : equalesimu
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Vendredi 4 février 2005
J'ai déjà évoqué ici le "forum" de L'Express. Sans en dire trop de bien.
Ça se confirme: ce n'est pas un forum. C'est le blog déguisé d'un ou des "animateurs" dudit forum. Qui ne se donne(nt) même pas beaucoup de mal pour le cacher. Entre les heures de publication de ses/leurs réponses, étonnamment proche de l'envoi des messages, les posts sucrés et les mails de "modération" opportunément farcis d'accusations infondées, y a comme qui dirait un faisceau de sérieuses présomptions. On peut même lire un "style" identique dans les mails et réponses susdits.
Je pense d'ailleurs que je vais publier tout ça: c'est amusant, un "démocrate/républicain" (eh oui, encore un) qui verse dans la censure et la police des idées.
Enfin, c'est amusant pour le moment. Il faut juste espérer très fort que ce digne Eric Mettout et ses éventuels comparses n'atteignent jamais une position de pouvoir.
par Orsantò Miccanomi publié dans : Le net, quelle merveille
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Vendredi 4 février 2005
Il y a déjà un bon petit moment qu'un certain nombre de gens se proclame républicain.
Attention, je n'évoque pas là les sans-culotte de 89, ni les partisans du départ de Louis Philippe et Charles X, ou les opposants à Napoléon I et III. Eux engageaient leur liberté et leur vie pour un idéal, m'a-t-on appris à l'école.
Non, je parle de journalistes, échotiers ou webmaestri divers. Je parle de présidents d'associations laïques. Et bien évidemment je parle aussi de braves gens en costume Armani qui se disputent l'honneur douteux de briguer les suffrages français.
A ce que je sache, l'ennemi ne gronde pas à nos portes, les Orléans n'ont pas monté un putsch en joint-venture avec les paras de Pau ou Calvi et le prince Napoléon lui-même éprouve quelques difficultés à imposer ses vues au conseil municipal d'Aiacciu.
Alors, mes petits canards, que signifie cette brûlante passion pour la RRRépublique? Serait-ce, par le plus grand des hasards, une manière commode de plastronner et d'afficher comme un étendard -sanglant, j'allais oublier- une position que personne aujourd'hui ne songe à contester?
Autre "détail" étonnant, pour tous ceux qui se réclament de cette fameuse république, le fait qu'elle soit française va de soi.
Sans doute une preuve de modestie: il est bien connu que c'est la France qui a inventé le concept et qui est actuellement le seul exemple connu de ce régime.
Quoique…
Les ayatollahs de la Marianne en plâtre prennent bien soin d'ajouter qu'ils sont démocrates. Cela voudrait-il dire que la république pourrait -toujours par le plus grand des hasards- afficher des tendances marquées au non-respect de l'Homme?
Un peu comme dans les républiques démocratiques?
Je sais, je suppute, mais qui a commencé ?
par Orsantò Miccanomi publié dans : equalesimu
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Mercredi 2 février 2005
Bon, résumons…
Si j'en crois les media, la vox populi, les "assoces" anti-racistes et les blogs bien-pensants, qu'ils soient de droite, de gauche d'extrême-centre ou islamiques, je suis un grand vilain.
Etre né en Corse fait de moi une espèce de concentré de tout ce qu'un humain peut receler en termes de défauts, de tares, de vilenies et de saloperies sans nom.
D'après Mister Sopo, je fais même partie d'un peuple qui n'existe pas. Il doit avoir raison, après tout: c'est lui le spécialiste de la chose, non?
Dressons la liste actuelle des adjectifs qu'on assimile à la personnalité corse: paresseux, violent, sauvage, malade, crétin, consanguin, illettré, pas vraiment fûté, coûteux pour la collectivité, dépourvu d'humour, susceptible, vindicatif, fraudeur, mafieux, lâche, terroriste, escroc, "mauvais Français", fourbe et depuis en gros une année, raciste.
Manque plus que la pédophilie pour que le portrait de la raclure intégrale soit complet.
Alors que faire? Opposer des arguments à ce déferlement de connerie agressive?
Envoyer bouler avec perte et fracas ceux qui entonnent leur refrain pourri dans les journaux "comme y faut" en leur conseillant de se garder la plume bien au chaud, parce que l'hiver est rude?
Oser prétendre que le tableau est tellement chargé qu'il ressemble à une flaque de vomi sur un parterre rococo? Qu'attribuer les mêmes tares à toute un groupe humain, le condamner collectivement, c'est une manifestation sinon de racisme, du moins d'un manque assez criant de réflexion? Que le concept d'une population de 260 000 personnes qui pense et réagit à l'unisson ne ferait même pas frétiller un auteur de romans d'anticipation à 30 centimes d'euro?
Peut-être un peu de tout ça, finalement…
Je vais essayer ici, tiens.
par Orsantò Miccanomi publié dans : equalesimu
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Mardi 1 février 2005
"En 2004, sur les 108 millions d'euros de subventions attribuées par la CTC au secteur maritime, la SNCM en a reçu près de 70."
Source AFP

On peut se demander ce que la SNCM a fait d'une telle somme.
A-t-elle assuré le service public ?
A-t-elle fait bénéficier ses clients d'avantages particuliers ?
A-t-elle assaini ses finances ?
A-t-elle montré une quelconque compétitivité commerciale ?
Toutes questions auxquelles on peut sans hésiter répondre par la négative:
Le "service public" est au tarif du luxe comparé à la concurrence privée, les pertes s'élèvent à 30 millions d'euros (soit 100 tout rond sans les subventions de la CTC), et les cochons de payants sont considérés au mieux comme des pompes à fric et le plus ouvent comme des gêneurs

En revanche, s'il s'agissait de persister dans une gestion calamiteuse, dans une politique commerciale digne des pires jours du monopole d'état, dans un gaspillage éhonté, dans une vision d'entreprise totalement déconnectée des réalités, dans la distribution à peine camouflée de larges subsides à la CGT,
là on peut dire que l'argent dévolu à la continuité territoriale a bien été employé.

Mais est-ce vraiment ce à quoi il était destiné ?

par Orsantò Miccanomi publié dans : En vrac
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Humeur

Corse, nouvel Eldorado du cinéma ! Voici la liste provisoire des futures productions dont le tournage sera réalisé sur l'île:
"Mi cag'adossu in Manaùs"
"Ti veng'u frusciu in InduKush"
"T'aghj'a minà in Ramallah"
"Cazzutata nant'a Eilat"

et le dernier, une œuvre tirée des écrits de Saietta :
"Mi batti seghe in Winnipeg"

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